Les différents instruments de l’orchestre

Les différents instruments de l’orchestre

Hautbois

Le hautbois est un instrument de musique à vent de la famille des bois, de perce conique et dont le son est créé par la vibration d’une anche double au passage du souffle. Son timbre peut être puissant et sonore ou doux et charmeur, clair ou plein de rondeur et de chaleur. Un joueur de hautbois se nomme un hautboïste.

Flûte traversière

La flûte traversière est un instrument à vent de la famille des bois. La flûte traversière partege avec les instruments de la famille des flûtes, la méthode de production du son : l’air soufflé est mis en vibration par un biseau disposé à l’embouchure. Contrairement à la flûte de pan, la flûte traversière ne comprend qu’un seul tuyau.

Piccolo

Le piccolo est un instrument de musique à vent, plus précisément un bois appartenant à la famille de la flûte traversière. Il est également appelé « petite flûte ».

Beaucoup plus petit que la grande flûte — il fait à peu près la moitié de sa taille — il a à peu près la même étendue, sauf qu’il ne peut jouer ni le do ni le do# grave, et il sonne à l’octave supérieure. En revanche, il n’est constitué que de deux sections : la tête et le corps, et il est fait de bois (en ébène le plus souvent, mais aussi en buis), de métal (argent, maillechort), ou de résine pour les modèles d’étude. Il est devenu populaire il y a environ 200 ans.

Clarinette

La clarinette est un instrument de musique à vent de la famille des bois caractérisée par son anche simple et sa perce quasi cylindrique. Elle a été créée vers 1690 par Johann Denner à Nüremberg sur la base à anche simple, plus ancien « le chalumeau ».

La clarinette Sib est le modèle le plus courant. Le timbre de la clarinette est chaud dans le registre des graves, peut s’avérer extrèmement brillant voire perçant dans l’aigu. De tous les instruments à vent, la clarinette possède la plus large tessiture avec trois octaves plus une sixte mineure, soit 45 notes en tout.

L’orchestre possède un pupitre de clarinette avec clarinette en sib, clarinette alto en mib et clarinette basse en sib.

Saxophone

Le saxophone est un instrument de musique à vent (ou aérophone) appartenant à la famille des bois. Il a été inventé par le Belge Adolphe Sax et breveté à Paris le 21 mars 1846.

Il ne doit pas être confondu avec le saxhorn, de la famille des cuivres, mis au point, lui aussi, par Adolphe Sax. Le saxophone est généralement en laiton, bien qu’il en existe certains modèles en cuivre, en argent, en plastique ou plaqués en or Le corps du saxophone est composé de trois parties trouées ou collées réalisées en laiton : le corps conique, le pavillon et la culasse reliant les deux. Les clés (au nombre de 19 à 22 selon les membres de la famille) commandent l’ouverture et la fermeture des trous latéraux percés sur le corps (ou cheminées). L’extrémité haute du corps est prolongée horizontalement par le bocal (démontable) qui porte le bec (en ébonite, en métal ou en bois), équipé d’une anche simple attachée avec une ligature

L’orchestre possède un pupitre de saxophones, avec saxophone alto en mib, saxophone ténor en sib, et saxophone baryton en mib.

Cor d’harmonie

Le cor d’harmonie (French horn en anglais) est un instrument à vent de la famille des cuivres. Il est caractérisé par son embouchure et sa perce conique qui lui confère un son doux et riche en harmoniques. L’embouchure du cor est de petite taille et de forme intérieure conique, différente de celles de la trompette et du trombone qui sont hémisphériques et plus larges. Cette forme conique se retrouve tout le long du tube jusqu’au niveau du pavillon, tout comme le sont le cornet à piston ou les saxhorns. Cette perce donne de la douceur au son, contrairement à la perce cylindrique des cuivres comme la trompette, qui produit un son plus brillant.

Le cor est souvent perçu pour son timbre, comme le violoncelle des cuivres. Le corniste produit les notes de la gamme par vibration des lèvres sur l’embouchure. Sa main gauche active trois (quatre ou cinq) palettes (ou plus rarement pistons), pour changer la hauteur du son. La main droite est placée dans le pavillon pour soutenir l’instrument. Elle permet également d’arrondir le son, d’en corriger la hauteur ou d’effectuer des sons bouchés. L’instrumentiste peut aussi être amené à utiliser une sourdine placée dans le pavillon pour obtenir un timbre plus sourd, mais pas forcément dans le but d’atténuer le son.

Cornet à pistons

Le cornet à pistons est un instrument de musique à vent de la famille des cuivres doux. Le cornet à pistons a les mêmes origines que la trompette. C’est le premier instrument à bénéficier de l’invention des pistons en 1820.

Jean-Baptiste Arban a fait beaucoup pour populariser le cornet à pistons. Il a inventé des techniques de double et triple coup de langue qui lui ont permis de jouer du cornet avec une virtuosité exceptionnelle. Il a aussi écrit la célèbre méthode utilisée pour l’apprentissage de tous les instruments de la famille des cuivres avec trois pistons.

Les premiers cornets étaient munis de 2 pistons Warren — du nom de l’inventeur — puis de 3. Les pistons en vigueur aujourd’hui sont du type Périnet ; pendant une période ces deux types de pistons ont cohabité ainsi que les modèles dits « berlinois » et « viennois ».

Trompette naturelle

La trompette naturelle est fabriquée dans un tuyau de 1,50 m de long et constituée par l’embouchure, le tube (ou perce) et le pavillon. La perce est cylindrique, ce qui lui donne un son brillant, par comparaison au son plus doux de la famille des saxhorns. Cet instrument est encore employé dans la musique baroque sur des instruments anciens, et dans la musique militaire.

Dans la trompette à pistons, un mécanisme est ajouté qui permet d’accroître la longueur du tube, ce qui permet de jouer des notes plus graves et de combler ainsi les notes faisant défaut dans la série harmonique. Le doigté est celui des instruments à pistons.

Le registre courant s’étend sur deux octaves et demie, du fa# grave au do au-dessus de la portée (contre-ut). Certaines pièces du répertoire « classique » dépassent cette tessiture (exemple : « Deuxième concerto brandebourgeois » de Jean-Sébastien Bach). Pour ces pièces les instrumentistes utilisent généralement la trompette piccolo. Il est à noter qu’en jazz, il n’est pas rare d’entendre des musiciens monter jusqu’au bi-contre-ut.

Trombone

Le trombone est un instrument de musique à vent et à embouchure de la famille des cuivres clairs. Le terme désigne implicitement le trombone à coulisse caractérisé par l’utilisation d’une coulisse télescopique, mais il existe également des modèles de trombone à pistons. Le trombone à coulisse est l’un des rares instruments à vent dont la maîtrise ne nécessite pas l’utilisation individuelle des doigts.

Que le trombone soit ténor ou basse, son registre est plus grave que celui d’une trompette. Sa forme allongée courbée comme un s (qui a justifié l’usage de ce terme en français pour désigner l’ustensile servant à attacher des papiers), et surtout sa section de tube cylindrique qui lui donne un son plus brillant, le distinguent des euphoniums ou des saxhorns au registre comparable, au son plus feutré.

Euphonium

Un euphonium est un instrument de musique de la famille des cuivres à perce conique, parfois aussi appelé tuba ténor.

Cuivre d’origine anglaise, dont la forme rappelle le saxhorn basse, doté de 3 ou 4 pistons. Il se différencie du saxhorn par sa perce plus grosse (diamètre de la branche d’embouchure) et sa sonorité plus douce et plus ronde. Se joue aussi bien en clé de sol (surtout pour permettre le cumul d’instrument avec la trompette) qu’en clé de fa (écriture standard).

La tessiture de cet instrument est baryton et quelquefois, par nécessité, basse. Elle va normalement du do en dessous de la portée de clé de fa (do pédale) au 2e do au-dessus de la portée (contre-ut), mais peut être étendue du ré pédale (presque une octave en dessous du do pédale) au contre-mi.

Tuba

Le tuba est un instrument de musique appartenant à la famille des cuivres. Par la variété de ses tailles et formes différentes, il constitue une sous-famille des cuivres.

Le tuba est l’instrument le plus grave de la famille des cuivres, dont la tessiture varie en fonction de la longueur du tube. La sonorité varie en fonction de la géométrie globale, et notamment de la proportion de tube conique ou cylindrique par rapport à la longueur totale.

Pour modifier la hauteur des sons, comme sur les autres cuivres, le musicien (tubiste) fait vibrer ses lèvres en agissant sur divers paramètres : tension de l’appareil musculaire facial (zygomatique), quantité et vitesse de l’air expulsé, le tout en coordination avec les différentes combinaisons de doigtés. L’utilisation des 3, 4, 5, voire 6 pistons ou des systèmes rotatifs à palettes (de 3 à 6) permet de modifier la longueur du tube

Contretuba

La contrebasse à vent (ou contretuba) est un instrument de la famille des cuivres, de tonalité grave, du groupe des saxhorns. De grande taille, il est en si ou en mi et sert dans les orchestres d’harmonie et les fanfares. La contrebasse à vent est équipée soit d’un système de pistons, soit d’un système de palettes (de 3 à 5).

Le musicien qui en joue est appelé le contrebasse ou, plus souvent, le contrebassiste. Le diminutif « contras » est aussi utilisée pour désigner cette section d’instruments.

Percussions

Un instrument de percussion – souvent appelé percussion tout court au féminin – est un instrument de musique dont l’émission sonore résulte de la frappe ou du grattage d’une membrane ou d’un matériau résonant.

Une batterie est un ensemble de fûts, cymbales, et autres percussions utilisé dans la plupart des genres musicaux actuels pour marquer le rythme. Avec la guitare basse, la contrebasse ou encore les percussions, la batterie fait partie de la section rythmique d’un orchestre ou d’un groupe de musique.

Les timbales sont des instruments à percussion constitués d’un fût en cuivre couvert d’une peau. L’instrumentiste en joue en frappant la peau avec des baguettes spéciales. Le joueur de timbales est appelé un timbalier. La principale caractéristique des timbales est la possibilité de les accorder afin d’obtenir des hauteurs précises. À l’aide d’une pédale ou de clefs, la tension de la peau peut être augmentée ou diminuée, influençant le son produit. Chaque timbale est d’un diamètre différent afin d’obtenir un plus large registre: le timbalier peut ainsi changer de note rapidement en jouant d’une timbale à l’autre, et préparer les futures notes en réglant les pédales. Initialement conçues comme des tambours militaires (utilisées notamment dans les armées turques), les timbales sont devenues un instrument de base de l’orchestre classique au xviie siècle. Elles sont très utilisées dans tous les types de formations dont les marching bands ou même les groupes de rock.

Le xylophone (des racines grecques xylo : bois et phon : son) est un instrument de musique à percussion, de la famille des idiophones (classe des lamellophones). Le xylophone est constitué de lames de bois ou de métal de différentes longueurs extensibles qui sont frappées au moyen de mailloches terminées par une sphère parfois recouverte de caoutchouc ou de feutre. L’accordage des lames se fait différemment suivant les époques et les lieux surtout. La disposition des lames est, le plus fréquemment, semblable à celle du clavier de piano.

Le vibraphone est un instrument de musique, de la famille des instruments de percussion et plus précisément de la branche claviers. Le nom est constitué de deux parties :

  • vibra (pour vibrato) : le système à produire du vibrato étant une des particularités du vibraphone
  • phone (pour phonos) : son en grec.

Le vibraphone consiste en un cadre rigide surmonté de lames de métal horizontales, sous lesquelles se trouvent des caisses de résonance appelées « résonatrices ». Ces dernières sont le plus souvent en aluminium ou en matière synthétique. Le vibraphone est composé d’un clavier de trois octaves sauf exception. Il n’est fabriqué qu’en métal et une petite barre de feutre est attachée à une pédale. Une fois baissée, elle baisse la barre et quand le joueur jouera, le son sera continu. Elle dure sur tout la longueur du clavier pour qu’une fois remontée, elle puisse étouffer toutes les lames d’un coup. Il y a également sur le bord le plus près des lames des caisses, des petits cercles de métal qu’on peut fermer et ouvrir en actionnant un moteur ce qui donne des effets de vibration plus ou moins rapide selon la vitesse du moteur. On en joue avec des baguettes entourées de fil.

Le glockenspiel (prononcé [glɔkœnʃpil]1 en français) est un instrument de musique à percussion de la famille des idiophones, composé de lames de métal mises en vibration à l’aide d’un maillet ou d’un clavier. En allemand, glockenspiel signifie carillon (littéralement : « jeu de cloches ») — cet instrument étant à l’origine composé de clochettes. Il fut, peut-être, inventé en 1763 par le carillonneur Pierre-Joseph Leblan. Le glockenspiel est un instrument de la famille des percussions, construit comme un xylophone, mais l’utilisation de lames métalliques lui donne une sonorité claire rappelant celle d’un carillon

Petite percussions :

  • La grosse caisse symphonique.
  • Le gong désigne une variété d’instruments de musique de percussion en métal. Il ne faut pas les confondre avec les tam-tam, ce dernier a une hauteur indéfinie alors que le gong est accordé. Le terme vient du malais et du javanais mais est très répandu à travers l’Asie. L’instrument en lui-même provient vraisemblablement des percussions en bronze de Chine et des cymbales d’Asie centrale.
  • Un tam-tam (ou tamtam) est un idiophone similaire au gong, mais tandis que la hauteur du son émis par un gong est définie, le tam-tam émet une large gamme de fréquences et non une note précise 1. Son nom prête souvent à confusion, car il désigne dans le langage courant diverses sortes de membranophones d’origine africaine ou amérindienne, sans faire référence à un type d’instrument précis.
  • Les cymbales : la crash, utilisée pour marquer une variation dans la progression musicale ou accentuer certains temps forts.
    la ride, utilisée pour donner le tempo.
  • La charleston, aussi appelé « hi-hat », dont l’utilisation est similaire à celle de la ride, avec des variations ajustées par le pied.
  • La china est une cymbale dite d’effet, qui a un son lourd et gras.
  • La splash est une autre cymbale d’effet, la plus petite, qui sert à marquer des accentuations de manière légère.
  • La paire de cymbales frappées.
  • Les maracas sont des instruments de percussion de la famille des idiophones.
  • Le güiro est un instrument de musique de percussion de la famille des idiophones, fréquent à Cuba et Porto Rico, constitué d’un racloir percé de trous dans lesquels on passe le pouce et le majeur pour le tenir.
  • La conga apparaît au xvè siècle à Cuba, mais elle est d’origine africaine (bantoue). C’est un instrument de percussion en forme de tambour à une membrane et qui se décline en différentes tailles, si bien qu’on en joue de plusieurs à la fois. Elle s’est répandue dans toute la musique latine.
  • Le triangle est un instrument de musique idiophone constitué d’une barre métallique de section circulaire pliée en deux points de manière à former un triangle plus ou moins régulier. Il est tenu d’une main par le musicien, qui frappe dessus à l’aide d’une tige, également métallique. Sa sonorité cristalline et aiguë lui permet d’être perceptible même lorsqu’il est joué dans un orchestre, amenant une partie rythmique structurant le morceau exécuté.
  • Les castagnettes : Elles sont généralement fabriquées en bois dur ou en ivoire et consistent en deux coquilles surmontées d’une « oreja » (oreille), percées, suivant les modèles, de deux ou trois trous, reliées entre elles par un cordon, dont les faces creuses s’entrechoquent. Les deux castagnettes ne sont pas creusées de manières égales dans leur concavité, ce qui donne un son différent. La hembra (femelle), est plus aiguë, tandis que la macho (mâle), possède un son plus grave, ce qui permet des variations de leurs sonorités, lorsqu’elles s’entrechoquent. Les castagnettes d’orchestre sont montées sur manches ou sur planches, montées sur charnières. Les premières sont secouées, les deuxièmes sont percutées de la main.